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La Guinée

Résumé
Nom officiel République de Guinée
Régime République, Présidentiel
Chef de l’Etat Président Alpha Condé (réélu en 2015)
Géographie
Superficie 245 857 km²
Capitale Conakry
Côte maritime 333 Km
Langue officielle Français
Monnaie Franc guinéen – GNF
Indépendance 2 octobre 1958
Démographie
Population 10 523 261 (RGPH 2014)
Densité 42,8 habitant/km²
Croissance démographique 2,5% par an (Banque mondiale, 2013).
Espérance de vie 56 (PNUD)
Taux d’alphabétisation 41% (PNUD)
Religion Islam (85%), christianisme (8%), animisme (7%)
Langues parlées Guerzé, Kissi, Kpèlè, Koniaka, Koniagui, Malinké, Poular, Soussou, Toma
IDH 178 sur 187 (PNUD)
Economie
PIB (2015 - est) (Direction Nationale des Études Économiques et de la Prévision)
PIB par habitant (2015) 493$ (Direction Nationale des Études Économiques et de la Prévision)
Taux de croissance (2015) 0,2 % (Direction Nationale des Études Économiques et de la Prévision)

La République de Guinée est située au Sud-ouest de l'Afrique Occidentale avec une superficie de 245 857 km2. Elle est bordée par six pays : Guinée Bissau à l’Ouest, le Sénégal et le Mali au Nord, la Côte d’Ivoire à l’Est, le Libéria et la Sierra Léone au Sud. C'est un pays côtier avec 333 km de littoral maritime sur l’atlantique.

La Guinée dispose de richesses hydrographiques importantes, d’un riche potentiel minier (Deux tiers des réserves mondiales de bauxite, or, diamant, fer de riche qualité, manganèse, zinc, cobalt, nickel, uranium) encore sous exploité.

La population guinéenne présente une grande diversité ethnique. Les groupes ethniques sont les suivants : les Malinkés, les Koniankés, les Peulhs, les Toucouleurs, les Diakankés, les Soussous, les Bagas, les Nalous, les Mikoforès, les Kissis, les Guerzés, les Tomas, les Manons, les Konos, les Badiarankés, les Bassaris, les Koniaguis, les Landoumas, les Lélés, les Foulakoundas, les Tomamanians, les Kourankos, les Djallonkés.

L’islam est la religion dominante dans le pays (85 %). Le reste de la population pratique le christianisme (4,3 %) et les croyances traditionnelles.

La Guinée comprend huit (8) régions administratives et quatre (4) régions naturelles, auxquelles correspondent quatre types de relief, de climat, de faune, de flore, de traditions historiques et culturelles distinctes : La Basse Guinée

La Basse Guinée

La Basse Guinée est une zone d’intenses activités agricoles (le potentiel des terres agricoles est de 1,3 million d'hectares, dont 0,38 million de cultivés chaque année). Elle est arrosée par des précipitations notables, pouvant atteindre 5 000 millimètres de pluie par an. Cette région regorge aussi des potentialités minières (bauxite, fer, calcaire, etc.) et halieutiques. Elle couvre 15% de la surface du pays soit 36 200 km2 et comprend une zone côtière marécageuse. Sa végétation est constituée de mangroves, palmiers et cocotiers.

La Moyenne Guinée

La Moyenne Guinée ou Fouta-Djalon, est une région montagneuse dont les monts Loura (1538 m) et Tinka (1425 m), constituent les points culminants. Son climat en fait une zone d’élevage par excellence. Elle couvre 63 600 km2 soit 26% de la superficie du Pays. Le potentiel en terres cultivables est de 800 000 ha, dont plus de 450 000 ha sont cultivés chaque année (80 000 ha en tapades). Les tapades et les fonds de vallée présentent des possibilités réelles d'agriculture de rente et d'intensification. Le climat y est doux et de nombreux cours d’eau y prennent leur source (fleuves Sénégal et Gambie).

La Haute Guinée

La Haute Guinée est une région de plateaux et de savanes faiblement arrosée et propice à l’élevage. Ses plaines alluvionnaires en font une zone à fort potentiel agricole. Son sous-sol est riche en or et diamant, et la pêche continentale y est très pratiquée. Elle couvre 96 700 km2, ce qui représente 39% du territoire national. La région est arrosée par le fleuve Niger et ses nombreux affluents. Avec son climat sec, elle présente une végétation de savane typique. Le potentiel en terres cultivables est de plus de 2,7 millions d’ha (100.000 ha de plaines alluviales), dont 400.000 ha cultivées chaque année.

La Guinée Forestière

La Guinée Forestière est une région à fort potentiel minier, avec les monts Nimba (1 752 m) et Simandou (1 600 m), deux gisements de fer de classe mondiale. Composée d’un ensemble de massif montagneux, sa végétation est dominée par les forêts primaires. Les pluies réparties tout au long de l’année, favorisent l’agriculture, la sylviculture et à la pisciculture. Son potentiel en terres cultivables est de 1,4 million d’ha, dont plus de 400.000 ha cultivés chaque année. Elle couvre 49 500 km2 ce qui correspond à 20% de la superficie de la Guinée.

REGION ADMINISTRATIVE DE CONAKRY

1.1 Etat des lieux

C’est le 1er janvier 1890 qu’est entré en vigueur le décret choisissant Conakry comme lieu de résidence du Lieutenant Gouverneur de la colonie des « Rivières du Sud ». Jusqu’en 1892, Conakry était un port libre affranchi des droits de navigation et de douane en vue de développer le chef lieu. En 1900, Conakry avait fixé le cadre de son développement par la construction de l’hôpital Ballay, le grand marché puis le petit marché. Mais les grandes réalisations qui donnèrent à Conakry son véritable visage de capitale furent l’installation de la conduite d’eau, la construction de la route du Niger et du chemin de fer. La ville déborde alors le cadre étroit de l’île pour s’étendre sur toute la presqu’île formant ainsi deux entités : Conakry et Conakry-banlieue. Conakry est située dans la presqu’île de Kaloum et ses alentours se prolongeant vers l’intérieur par le massif du Kakoulima qui culmine à 1007 m. La ville est comprise entre 9°35 et 9°40 de latitude nord et entre 13°37 et 13°42 de longitude ouest. Elle est limitée à l’ouest par l’océan atlantique, au Sud par les îles de Kaback, Kakossa et Matakang, au Nord par la préfecture de Dubréka et à l’Est par la préfecture de Coyah. Le relief de la région est représenté essentiellement par une plaine côtière et une série de collines aux versants à pente douce et uniforme vers l’océan. La végétation côtière est constituée de mangrove. Le climat de la ville est tropical, et est caractérisé par des températures variant entre un maximum de 37°,5 en avril et un minimum de 24°,6 en août. La pluviométrie moyenne annuelle est évaluée à 4300,7 mm de pluie avec un maximum en juillet-août. Les pluies s’étendent sur 100 à 115 jours environ principalement de mai à octobre. La moyenne de l’humidité relative est de 96,6% pour l’humidité maximum et de 63,1% pour l’humidité minimum. La population de la ville est estimée à 1.667.864 habitants (RGPH-2014). Son taux d’accroissement annuel est de l’ordre de 6,6%. Elle est majoritairement jeune (40%) avec une moyenne d’âge de moins de 15 ans. La population féminine est de 49,7%. Dans le cadre des reformes entreprises en 1984, l’une des premières étapes du processus de déconcentration-décentralisation fut la réorganisation municipale de Conakry. La province Conakry a été supprimée et remplacée par la ville de Conakry par l’ordonnance N°002/PRG/SGG/89. La ville de Conakry a été dotée d’un statut particulier et fonctionnera à la fois en tant qu’instance administrative déconcentrée et en tant qu’autorité décentralisée dotée d’un conseil élu. La Ville est subdivisée en cinq (5) communes dotée chacune de la personnalité morale et de l’autonomie financière (Dixinn, Kaloum, Matam, Matoto, et Ratoma). L’administration et la gestion de la ville sont assurées par un organe délibérant (le conseil de ville) et un organe exécutif (le gouverneur). L’administration communale est caractérisée par la présence des services déconcentrés, tous sous la supervision d’un secrétaire général. L’administration des communes est dirigée de nos jours par 4 délégations spéciales pour les communes de Kaloum, Dixinn, Matoto, et Ratoma et par un maire à Matam. Les présidents des délégations et le maire assurent l’exécutif. Les communes sont subdivisées en quartiers regroupant des secteurs. Les quartiers sont dirigés par un président assisté de conseillers.

1.2 Contraintes

Dans son processus de mutation, Conakry fait face à de nombreuses contraintes notamment : La mauvaise gouvernance ; L’incompatibilité des compétences déléguées avec les moyens transférés aux collectivités ; Les dysfonctionnements et conflits permanents de compétence et d’intérêt ; Le faible niveau de formation en matière de gestion des affaires locales ; L’incivisme et l’insécurité dans la banlieue de Conakry ; La persistance des pénuries d’eau et d’électricité.

1.3 Potentialités

Les activités se réduisent à la riziculture de bas-fonds dans la zone de Sonfonia et Yataya et le maraîchage dans les zones d’habitat de type villageoise. L’urbanisation à outrance dévore progressivement les espaces à vocation agricole de cette zone. Les ressources forestières se résument à la mangrove et quelques îlots forestiers dans les îles et sur la terre ferme. L’élevage est une activité de faible importance avec quelques fermes avicoles sur l’espace péri urbain et celui des petits ruminants. Les besoins prothétiques des populations de l’agglomération urbaine sont couverts principalement par la production de l’arrière pays rural en viande bovine. Le secteur privé s’est développé grâce aux petites entreprises détenues par des étrangers pour la plupart, notamment TOPAZ, Sobragui, les usines de tôles et autres produits orientés essentiellement vers les B T P. Il faut noter surtout la présence à Conakry d’un tissu extraordinaire de PME plus ou moins familiales et de nombreux artisans dont la dispersion rend difficile l’intégration dans le secteur secondaire moderne. En faveur de la libéralisation de l’économie, le commerce est devenu la principale branche d’activités des actifs dans l’agglomération urbaine de Conakry. Le potentiel touristique existant notamment dans les îles est important mais sous exploité.

REGION ADMINISTRATIVE DE BOKE

2.1 Etat des lieux

Avec une superficie de 35.234 km², la région administrative de Boké comprend cinq (5) préfectures qui sont Boké, Boffa, Fria, Gaoual et Koundara. Sa population est estimée à 1.081.445 habitants en 2014. Elle est limitée à l’Est par la région administrative de Labé, à l’Ouest par la Guinée-Bissau et l’Océan Atlantique et au Sud par la région administrative de Kindia. Son climat est de type Soudanais guinéen caractérisé par l’alternance de deux (2) saisons : une saison sèche et une saison pluvieuse avec une pluviométrie moyenne de 2500 mm/an. Son relief comprend les chaînes de couteaux : Malanta (961 m), Nigué (1134 m), Badiar (505 m) plus ou moins accidentées et entrecoupées de vallées. Son hydrographie est constituée de fleuves à régime irrégulier (Tominé, Tinguinlinta, Fatala et Konkouré) avec un sol ferralitique favorable à la riziculture et à l’arboriculture fruitière.

2.2 Contraintes

Insuffisance de la production et de la productivité du secteur rural ; Faible niveau de développement des infrastructures de base ; Faible qualification du personnel ; Taux de mortalité élevé ; Faible accès aux produits vétérinaires ; Faible accès aux services sociaux de base ; Faible participation de la collectivité à la conservation et à l’utilisation durable des ressources naturelles.

2.3 Potentialités

La Région de Boké dispose d’énormes potentialités dans le cadre de son développement, notamment : Vastes plaines rizicoles ; Important potentiel minier ; Une façade Atlantique (200 km) et ; Nombreux sites touristiques et négriers.

REGION ADMINISTRATIVE DE FARANAH

3.1 Etat des lieux

La région administrative de Faranah est la partie centrale du pays qui s’étend entre le Fouta Djallon, la Guinée Forestière et la Haute Guinée. Elle est située à 8° 50 et 12° 0 de latitude nord et 9° 15 et 11° 29 de longitude ouest. Elle comprend 4 préfectures qui sont : Dabola, Dinguiraye, Faranah et Kissidougou subdivisées en 42 collectivités. Elle couvre une superficie de 40 122 km² pour une population totale de 942 733 habitants en 2014. Elle est en majorité rurale (80 %). La densité moyenne est de 24 habitants au km². Elle est limitée à l’Est par la Région Administrative de Kankan, au Nord par la République du Mali, à l’Ouest par la Région Administrative de Mamou, Labé et la République de Sierra-Leone et au Sud par la Région Administrative de N’Zérékoré et la République de Sierra-Leone. Le climat est dans son ensemble caractéristique du climat type soudano-guinéen avec l’alternance de deux saisons : pluvieuse et sèche. La région, de par sa position géographique intermédiaire entre le Fouta Djallon, la Haute Guinée et la Guinée Forestière est soumise à l’influence de trois types de micro climats qui sont : le type tropical de montagne ou climat foutanien, le type tropical sub-soudanien et le type sub-équatorial. Le relief est peu accidenté et constitué des massifs montagneux du Daro au Sud-Est et du fitaba au Nord-Est. La région constitue une zone de transition entre les montagnes du fouta djallon et les plateaux de l’ouest de la Haute Guinée. Les plateaux du sankaran et de Oulada sont en général latéritique d’altitude variant entre 200 et 400 mètres entaillés par les cours d’eau du Niger, Tinkisso et Banié entraînant la formation de nombreuses plaines inondables. Les sols sont de types ferralitique, argilo-limoneux et hydromorphe. Le réseau hydrographique est dominé par le fleuve Niger et ses affluents qui sont le Tinkisso, le Mafou, le Kouya, le Niandan auxquels s’ajoutent le Bafing et le Mongo. La végétation dominante est la savane arborée et arbustive avec au Sud des forêts de type tropical. La pluviométrie annuelle moyenne varie entre 1200 mm et 1700 mm d’eau et atteint 2000 à 2500 mm vers le Sud à la limite avec la région forestière. Les températures sont généralement élevées. Elles oscillent entre 27°C et 30°C en moyenne. L’humidité atmosphérique relative varie entre 69 et 85% en moyenne tandis que les vents dominants sont l’harmattan et la mousson. La région est à vocation essentiellement agro-pastorale avec d’importantes potentialités agricoles dont la valorisation souffre encore de la faible maîtrise de l’eau (3,81 % des superficies) et de l’utilisation des méthodes traditionnelles donnant de faibles rendements. L’élevage des bovins, ovins caprins et volaille est pratiqué par plus de 32 000 ménages.

3.2 Contraintes

Malgré les immenses potentialités que recèle la région, elle est confrontée à des nombreuses contraintes pour son développement économique et social parmi lesquelles on retient : Faible maitrise de l’eau ; Faible organisation du circuit de commercialisation des produits agricoles ; Insuffisance d’unités de transformation des produits agricoles et animaux ; Faible mécanisation de l’agriculture ; Faible accès à l’eau potable et à l’électricité ; Caractère extensif de l’élevage ; Manque d’aménagement des périmètres et de réalisation de puits pastoraux ; Taux élevé d’analphabétisme ; Faible couverture sanitaire ; Déboisement abusif ; Pauvreté des sols ; Insuffisance des institutions de micro crédit ; Existence des maladies parasitaires ; Faible participation des jeunes et des femmes aux instances de prise de décision ; Faiblesse des rendements ; Dégradation avancée des routes et pistes rurales ainsi que des ouvrages de franchissement ; Ensablement des fleuves ; Enclavement des zones de production ; Faible encadrement des femmes et des jeunes accentué par l’insuffisance des infrastructures socio-éducatives, culturelles, sportives, et de centres de promotion et d’appui à l’autonomisation des femmes ; Faible développement des PME – PMI, du tourisme et de l’artisanat.

3.2 Potentialité

Elle bénéficie d’importantes potentialités parmi lesquelles on cite : Climat favorable à la pratique de l’agriculture ; Un important réseau hydrographique de cours d’eau ; Une disponibilité des terres cultivables et aménageables ; Une abondance de pâturages naturels ; Des sites touristiques riches et variés ; Un important cheptel et un potentiel artisanal ; Des PME et des unités industrielles réhabilitables ; L’existence d’importantes ressources minérales (fer, bauxite, uranium etc...) Un important tissu hôtelier ; Des sociétés minières (SMD, BELLZONE, RIO TINTO) ; L’existence d’un aéroport ; Des sites hydroélectriques ; Une disponibilité des matériaux locaux de construction ; L’existence de la réserve forestière ; La présence des agences de télécommunications.

REGION ADMINISTRATIVE DE KANKAN

4.1 Etat des lieux

La région administrative de Kankan est l’une des huit (8) Régions Administratives du pays. Elle est située à 781 km de la capitale Conakry. Elle est limitée à l’Est par les Républiques de Côte d’Ivoire et du Mali, au Nord par la République du Mali, au Sud par la région administrative de N’Zérékoré et à l’Ouest par celle de Faranah. Elle occupe tout le Nord-Est et le centre du territoire guinéen. Elle couvre une superficie de 72145 km² pour population estimée à 1.986.329 habitants en 2014, soit une densité moyenne de 28 habitants au km². La région compte cinq (5) préfectures : Kankan, Kérouané, Kouroussa, Mandiana et Siguiri qui sont subdivisées en 53 CR (52 Sous-préfectures) et cinq (5) Communes Urbaines. Le Tinkisso, le Milo, le Niandan, le Mafou, le Fié, le Sankarani et le Djon. L’hydrographie de la région est dominée en grande partie par le Niger et ses affluents auxquels s’ajoutent le Bakoye et le Bafing formant le fleuve Sénégal. Le climat de type sub-soudanien, est caractérisé par l’alternance de deux (2) saisons : une saison sèche qui va de novembre à avril qui enregistre des températures très élevées et constantes (en moyenne 30°C) avec des extrêmes qui vont de 28°C à Kérouané à 41°C à l’ombre à Siguiri ; une saison pluvieuse qui va de Mai à octobre avec une pluviométrie variant entre 1 100 et 1 800 mm d’eau par an.

4.2 Contraintes

La région est confrontée à d’énormes difficultés pour son développement à savoir : L’enclavement des zones de production ; L’accessibilité des paysans au crédit ; La dégradation de l’environnement ; La pauvreté du sol ; Le manque d’unité de transformation des produits agricoles dans la région ; La faiblesse de production de l’électricité et eau ; L’insuffisance des infrastructures ; L’extrême mobilité des actifs agricoles vers les zones minières et les autres régions ; Faible revenu des ménages ; Accès difficile des populations aux denrées de première nécessité ; Insuffisance d’institutions de micros finances essentiellement agricoles adaptées aux besoins des populations ; Insuffisance d’approvisionnement en eau et en électricité des populations ; Non maîtrise du potentiel des ressources financières mobilisables ; Déforestation due aux feux de brousse, à la coupe abusive du bois et la carbonisation ; Dégradation des sols ; Faible productivité des exploitations agricoles et pastorales ; Délinquance juvénile due essentiellement au manque d’emploi ; Progression du taux de propagation des IST/VIH/SIDA ; Conflits domaniaux ; Conflits entre Agriculteurs et Eleveurs ; Insalubrité des villes et autres grandes agglomérations ; Faible diffusion des textes législatifs et réglementaires ; Faible connaissance du code des collectivités par les administrateurs ; Faible participation des femmes à la gouvernance, c'est-à-dire dans les instances de prise de décision ; Mauvaise gestion des ressources mobilisées.

4.3 Potentialité

La région administrative de Kankan a un potentiel économique riche et varié constitué : De terres cultivables adaptées à toutes les cultures tropicales ; Un réseau hydrographique aux aménagements hydro-agricoles et énergétiques ; Une flore, une faune et un cheptel riches et variés ; D’importants gisements d’or, de diamant, de fer et autres.

REGION ADMINISTRATIVE DE KINDIA

5.1 Etat des lieux

La région administrative de Kindia couvre une superficie totale de 28 873 km² avec une densité de 54 habitants au km² (RGPH-2014). Elle s’étend du Sud – Ouest des plaines côtières jusqu’aux hauts plateaux situés au nord – est à la limite des contres forts du Fouta Djallon. Elle est limitée à l’est par la région de Mamou, à l’ouest par la région de Conakry et l’océan atlantique, au Nord – Est par les régions de Boké et de Labé et au Sud par la République de Sierra – Léone. De par sa situation géographique, la région de Kindia est la zone de transition qui relie Conakry à l’arrière pays continental. Elle comprend 5 Préfectures qui sont Coyah, Dubréka, Forékariah, Kindia et Télemélé, 5 Communes, 40 CR, 54 Quartiers et 268 Districts avec 44 ONG, dont 7 étrangères. Elle abrite cinq (5) des 7 barrages hydroélectriques du pays. En 2008 il a été répertorié 57 sites dont (1) aménagé, 40 auberges, 19 restaurants, 25 dancings, 191 gargotes et 141 bars-café, 170 OAP, 6706 artisans dont 4296 femmes, 203 prestataires de service, et 4297 opérateurs économiques. La population de la région administrative de Kindia a connu une évolution significative intervenue au cours de la période 1996-2011. La majorité de la population régionale (94%) vit dans les zones rurales et tire son revenu de l’agriculture. Il existe un potentiel industriel remarquable (123 unités industrielles) implantées dans la région notamment dans les préfectures de Coyah, Dubréka, Forékariah et Kindia. Selon les estimations de la Direction Régionale du Plan de Développement, la population de la région est de 1.559.185 habitants en 2014 avec une densité de 54 habitants au km².

5.2 Contraintes

Faible niveau de productivité du secteur primaire ; Insuffisance d’infrastructures scolaires et de personnel enseignant surtout dans les zones rurales ; Insuffisance d’infrastructures sanitaires de proximité et de médicaments essentiels ; Faible rendement des exploitations agricoles ; Insuffisance des domaines aménagés ; Enclavement de certaines zones de production ; Insuffisance d’unités de transformation et de conservation des produits agricoles ; Conflits entre agriculteurs et éleveurs ; Non pérennisation des structures d’encadrement ; Vol de bétail ; Insuffisance de la surveillance côtière ; Piraterie des zones côtières par les grandes sociétés de pêche étrangères ; Faible taux de desserte en eau potable et en électricité ; Taux élevé d’analphabétisme.

5.4 Potentialités

Potentiel hydro-agricoles important ; Pluviométrie abondante ; Existence de 2 centres de recherche agronomique et d’un centre de vulgarisation agricole ; Existence des projets d’aménagement hydro-agricoles important ; Existence d’un réseau hydrographique dense ; Présence de nombreuses plantations d’arbres fruitiers ; Présence de nombreuses forêts classées et naturelles ; Existence de nombreux groupements en cultures maraîchères : Présence d’un important cheptel de bovins ; Existence de 5 barrages hydroélectriques.

REGION ADMINISTRATIVE DE LABE

6.1 Etat des lieux

La région administrative de Labé est l’une des huit (8) Régions Administratives du pays qui est située dans la partie Nord de la Moyenne Guinée. Elle est limitée au Nord par la République du Mali et du Sénégal, à l’Est par la préfecture de Dinguiraye (Région administrative de Faranah), au Sud par la Région Administrative de Mamou et la Préfecture de Télimélé (Région Administrative de Kindia), à l’Ouest par la Région de Boké. La Région Administrative de Labé comprend cinq (5) préfectures, à savoir : Koubia, Labé, Lélouma, Mali et Tougué, et à 450 kilomètres de frontière avec les Républiques du Mali et du Sénégal. Constituée d’un relief compartimenté, dont l’altitude moyenne dépasse généralement 700 mètres, les principaux points culminants sont : le mont Loura (1515 m) à Mali, les Kolima (1220 m) et Horè Fello (1115 m) dans la préfecture de Labé. La région se présente comme un ensemble de plateaux découpés par des falaises impressionnantes d’une valeur touristique appréciable. Elle est comprise entre 11°30 et 12°30 de latitude Nord. La région de Labé, avec son climat foutanien, doux, résultant de la combinaison de l’altitude et de l’influence maritime déclinante, est caractérisée par l’alternance de deux saisons presque d’égale durée : une saison pluvieuse et une saison sèche accentuée par l’harmattan. La répartition mensuelle des pluies indique que la saison des pluies s’étend de mi Mai à mi Octobre, tandis que la saison sèche de mi Octobre à mi Mai. L’humidité atmosphérique relative est assez élevée et peut parfois atteindre 100%. Les températures moyennes minima sont de l’ordre de 10 à 20°C. L’évaporation potentielle est très élevée et atteint 1000 m par an. Outre son climat, la région de Labé possède des sites touristiques qui sont de véritables merveilles de la nature. A ce jour, plus de 120 sites ont été inventoriés dont entre autres : la dame de Mali, les chutes de la Sala à Labé, les échelles de Djinkan à Lélouma et de nombreux monuments historiques et grottes disséminés à travers les différentes préfectures. La région de Labé, qui constitue le château d’eau de l’Afrique Occidentale, donne naissance à un grand réseau hydrographique dont les plus importants bassins sont : Le bassin de la Konkouré avec Sala, Kassa et Kokoulo ; Le bassin de la Gambie avec la Dimma, la Silamé, la Koulountoun et l’Oundou ; Le bassin de Koliba avec la Komba ; Le bassin du Sénégal avec la téné, la Dombélé, la Kioma, la Falémé, affluents du Bafing. La végétation exhibe une flore assez variée. Les forêts peu étendues ne sont plus que les reliquats d’anciennes forêts actuellement dégradées. L’essentiel des formations végétales est constitué par les savanes arborées, les svanes arbustives et herbacées et les forêts classées, généralement le long des cours d’eau. Selon le R G P H de 2014, la région administrative de Labé compte une population de 995.717 habitants, avec une superficie de 22 860 km² (9,2% de la superficie de la Guinée), soit une densité de 44 habitants au km². La préfecture de Labé est la zone la plus densément peuplée avec 112,3 habitants au km².

6.2 Contraintes

Tout processus de développement fait face à des contraintes qu’il est nécessaire d’identifier pour pouvoir envisager des mesures permettant de les maîtriser. Les contraintes de développement de la région sont d’ordre naturel, démographique, économique et socioculturel. Contraintes naturelles La région de Labé, située sur le plateau central du massif du Fouta Djallon, a un relief montagneux accidenté avec une altitude moyenne de 1000 mètres. La région couvre une immense étendue de bowés et abrite un nombre élevé de cours d’eau et de sources. Ainsi, la nature du relief et le réseau hydrographique rendent les conditions d’accès aux différentes localités de la région assez contraignantes. La réalisation et l’entretien des infrastructures routières sont difficiles et exigent des investissements énormes dans une région où le système de transport est fortement dominé par le mode transport routier. Les cours d’eau de la région n’offrent pas de possibilités pour la navigation fluviale. Il est important de souligner que l’immense étendue de bowés réduit considérablement les superficies des terres cultivables. A ceci, il faut ajouter la pauvreté et l’acidité des sols. Le relief très montagneux conduit, sous l’effet de l’érosion, à une détérioration rapide de la qualité organique des sols. C’est pourquoi, les effets en matière d’aménagement et de fertilisation des sols sont importants.

Contraintes démographiques
Selon le R G P H de 2014, la région administrative de Labé compte une population de 995.717 habitants, soit une densité de 44 habitants au km². La population augmente à un rythme d’accroissement élevé, près de 2% par an. La fécondité est forte (6 enfants en moyenne par femme) et précoce (32% des adolescentes sont mères) eu égard à la persistance des comportements natalistes ancrés dans les traditions. Le rapport de masculinisé est de l’ordre 82 hommes pour cent femmes, tandis que le taux de masculinité est égal à 45%. Malgré un taux de mortalité infanto juvénile élevé (168%), la population de 0 à 14 ans représente 45,4%. Cette situation engendre une augmentation sans cesse des besoins alimentaires, sanitaires et scolaires, ce qui entraîne l’aggravation de la pauvreté des ménages déjà en situation difficile. Aussi, il est important de souligner que la région constitue une zone de forte émigration qui résulte de la forte densité de la population et de la faiblesse des revenus subséquents au caractère extensif des activités agro-pastorales. Le départ massif de la population active vers les zones prospères porte préjudice aux actions de développement et augmente énormément les charges des femmes.
Contraintes économiques
Les contraintes économiques constituent aujourd’hui un des handicaps majeurs qui freinent la mise en œuvre des actions de développement. L’essor des activités économiques, notamment industrielles et touristiques est exposé au problème de financement et à la forte concurrence des entreprises étrangères. Aussi, l’agriculture et l’élevage, les deux principales activités de production, sont confrontés à des systèmes archaïques de production. Le travail est essentiellement manuel avec un équipement composé de matériels aratoires. Le coût d’acquisition du matériel et des intrants agricoles dépasse souvent les capacités financières des acteurs qui se trouvent surtout dans une action destinée à l’autoconsommation. Il arrive aussi que des conflits fonciers empêchent l’aménagement et/ou l’exploitation de domaines agricoles.
Contraintes socioculturelles
Les contraintes socioculturelles, dont souffrent les populations, relèvent avant tout de considérations et pesanteurs socioculturelles, dont entre autres : la gérontocratie, la faible connaissance des droits de la femme, la marginalisation de certains groupes sociaux. Cette réalité favorise le conservatisme et affecte la participation des jeunes au processus de prise de décisions collectives. Aussi, les femmes sont reléguées dans un rôle de procréation, de production en qualité et d’aides familiales. Du point de vue social, la forte poussée démographique a une incidence sur l’augmentation sans cesse croissante des besoins alimentaires qui ne peuvent malheureusement pas être couverts par la production agricole. Cette situation accentue la dépendance et amoindrie les chances de l’autosuffisance alimentaire. La région est également caractérisée par un taux élevé d’analphabétisme surtout au niveau des acteurs économiques et particulièrement les femmes au point que l’essor du développement économique est réduit. L’analphabétisme ne favorise pas la bonne gestion et la rentabilisation des activités économiques. En plus, il limite la scolarisation et le suivi de l’enseignement ainsi que la préservation de la santé des enfants. Un autre aspect non moins important est le manque de professionnalisme de la plupart des acteurs économiques. Cette situation accentue les pratiques agricoles et commerciales néfastes et sape le développement de l’esprit d’entreprise, également l’inadéquation entre la formation et le marché de l’emploi favorise l’augmentation du nombre de diplômés sans emplois.

6.3 Potentialités

La région de Labé dispose d’un réseau hydrographique dense et d’une pluviométrie abondante (1500 à 2000 mm en moyenne par an). Aussi, les eaux souterraines sont importantes et les potentialités énergétiques énormes avec la présence de plus de 20 sites susceptibles d’être érigés en barrages hydroélectriques, pour une production potentielle assez importante. On peut citer entre autres : Koukoutamba (280 MW) sur le Bafing dans la préfecture de Tougué ; Ouességuélé (29 MW) dans la préfecture de Lélouma, au Nord-Ouest de Labé ; Madina Kouta (67 MW) sur la Gambie dans la préfecture de Mali, près de la frontière avec le Sénégal ; Natibali (34 MW) sur la Sala à 20 kilomètres à l’Ouest de Labé. La région dispose également de grandes étendues de plaines non aménagées, particulièrement à Tougué (plus de 7000 ha), et un grand nombre de bas-fonds dont les superficies sont estimées à plus de 1600 ha. C’est une prédilection des cultures maraîchères et fruitières. Elle abrite en plus des plantes aromatiques (karoukaroundé) et des étendues de forêts qui regorgent d’essences pouvant servir à des utilisations diverses. Aussi, le potentiel de la région est énorme et porte sur les gisements de bauxite, plus de 5 milliards de tonnes de réserves, notamment à Tougué. Il existe également des gisements de calcaire (Mali), d’ardoise (Labé), ainsi que des indices de fer, de diamant, de plomb, zinc, d’uranium, etc. Les carrières d’extraction de matériaux de construction sont aussi importantes dans la région. En outre, la région de Labé jouit d’un climat doux et présente un beau paysage et des sites touristiques attrayants (plus de 120 sites inventoriés). Elle est en plus, à proximité de pays voisins, situation favorable aux échanges commerciaux et à l’intégration sous-régionale. L’autre atout majeur de la région est la potentialité du développement de certaines industries, en particulier l’agro-industrie, au regard de l’importance des activités maraîchères, la pratique d’un élevage traditionnel qui compte un cheptel important et, l’existence de certains produits spécifiques. Cette situation se trouve confrontée par la position charnière de la région par rapport au reste du pays. Le potentiel arboricole est également important avec des avocatiers et des agrumes, qui ont tout simplement besoin d’un bon circuit de commercialisation. L’intensification de l’élevage permet le développement de l’industrie du cuir. La région se caractérise aussi par le dynamisme de ses opérations économiques. A ceci, il faut ajouter, la présence d’une agence de la BCRG et de quatre banques commerciales : BICIGUI, SGBG, ECOBANK et la FIRST INTERNATIONAL BANK. Il existe trois institutions de micro finance qui contribuent au financement des activités. Les populations sont animées d’une capacité assez importante d’épargne, surtout les ressortissants. La région joue une fonction commerciale qui dépasse de loin ses limites territoriales, car les ressortissants détiennent plus de la moitié du commerce national (50 à 60% du commerce de détail à Conakry et en Guinée Maritime, 20 à 30% dans les villes de la Haute Guinée et de la Guinée Forestière). La ville de Labé assure une importante fonction commerciale et développe des transactions importantes de devises à travers les préfectures de Labé, Lélouma et Mali. La capitale régionale abrite également un aéroport international qui favorise les vols de proximité avec, notamment, Dakar et Banjul. L’existence de nombreux sites touristiques représente à la fois un fort potentiel d’emplois et une base pour le développement d’autres activités telles que l’artisanat, le maraîchage et l’hôtellerie. S’agissant de l’artisanat, il compte plus de quarante métiers de production de biens et services et est aujourd’hui un modèle d’auto organisation pour tout le pays. Enfin, la région enregistre une participation active de sa population aux efforts de développement local, particulièrement soutenue par ses ressortissants installés à l’extérieur.

REGION ADMINISTRATIVE DE MAMOU

7.1 Etat des lieux

La Région Administrative de Mamou a été très tôt, appelée à jouer un rôle important dans l’évolution économique de notre pays : elle a appartenu à l’époque coloniale au triangle bananier de la Guinée au moment où celle-ci tirait l’essentiel de ses ressources en devises, de l’exportation des produits agricoles (Forécariah – Dubréka - Mamou). En dehors de sa position carrefour, de voie d’accès incontournables aux autres régions de la Guinée, elle abrite la source des principaux cours d’eaux du pays et de sa sous-région (Konkouré, Bafing, la Kaba et fleuve Sénégal). C’est à la Région de Mamou, que la Guinée doit son nom de « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest », ce qui indique son importance dans le tissu économique et industriel du pays. En tant que Région Administrative, Mamou a été créée par la Loi 027/CTRN/94 en date du 18 Août 1994. Elle est une partie intégrante du grand ensemble de la Moyenne Guinée dont elle épouse toutes les caractéristiques physiques, socio-économiques et culturelles. Elle est située à l’Est de Conakry à 268 km entre la 9ème et 12ème latitude Nord et les 11ème et 12°53 longitude Ouest, et occupe une position privilégiée surtout son chef lieu, à la croisée des principales artères desservant le pays. Au plan Administratif, elle compte 3 préfectures (Mamou, Dalaba et Pita), 36 Collectivités dont 3 Communes Urbaines et 33 CR, réparties comme suit : Mamou 14, Dalaba 10 et Pita 12 avec 38 Quartiers et 281 Districts. La Région de Mamou couvre une superficie de 15.900 km² avec une population de 732.117 habitants dont 400.396 femmes et 331.721 hommes, pour une densité moyenne de 43 habitants/ km² (RGPH-2014). La Région Administrative de Mamou couvre 28,6% de la superficie de la Moyenne Guinée (55.519 km²). Le relief de la Région est caractérisé par les montagnes et plateaux variant entre 700 m et plus de 1000 m d’altitude, limitant ainsi les possibilités de mettre sur pied de grands projets culturaux au niveau du plateau central, par conséquent les paysans pratiquent une pression sur les flancs des montagnes. Les principaux sommets sont : Le mont Tinka à Dalaba (1 425 m), le mont de la table de Maci Pita (1 264 m) et le mont Banga Mamou (1 176 m). Son climat est de type tropical modifié, Foutanien avec deux saisons de presque égale durée, 3 227 mm d’eau tombée (2006). Le climat varie d’une saison à une autre des maxima et minima (26° maxima et des minima allant de 14 à 18°). La population de la Région Administrative de Mamou est composée de plusieurs groupes ethniques dont les principaux sont : les Peulhs, les Dialonkés, les Malinkés, les Soussous, les Limbans, les Kissiens, les Tomas, les Guerzés , les Manos etc… C’est à juste titre que, la Région de Mamou est présentée comme une véritable mosaïque d’ethnies à très large prédominance peulh, et où la population est fortement polyglotte et intégrée La Religion musulmane (l’Islam) est la plus dominante et le Pular la langue la plus parlée. Selon les perspectives démographiques, en 2010 la population de la Région Administrative de Mamou était de 816 798 habitants dont 373 028 à Mamou, 263 796 à Pita et 179 974 à Dalaba. Sur les 612.218 habitants que compte la Région, seuls 11,53% soit 70.604 habitants vivent en zone urbaine dont 49.479 à Mamou, 7.036 à Dalaba et 14 089 à Pita. En milieu rural 541 604 habitants y demeurent dont respectivement 186 847, 129 620 et 225 147 à Mamou, Dalaba et Pita. La population rurale est estimée à près de 89%. Quant aux femmes, véritable moteur du développement, elles représentent : 53,8% de la population totale de la Région dont : 54,1% de la population rurale (293.246) 50,8% de la population urbaine (35.853). La densité moyenne de la Région est de 39 habitants / km², contre 31 habitants pour la Moyenne Guinée et 29,1 habitants / km² au niveau national. La plus forte densité est observée à Pita (51 habitants / km²) et la plus faible à Mamou (30 habitants / km²). Les principales activités économiques de la Région sont dominées par l’agriculture, l’élevage, le commerce, l’artisanat, l’exploitation forestière et plus ou moins les services. L’agriculture, bien que restant de très loin la première activité économique de la population rurale, n’assure plus un revenu suffisant aux paysans leur permettant de s’auto-suffire (sauf à quelques rares exceptions constituées par les productions maraîchères : La pomme de terre, la tomate, l’oignon, l’aubergine, le piment, …) Les principales cultures sont : Le riz, le maïs, le fonio, la pomme de terre, la patate, le taro, le manioc, l’arboriculture et les cultures maraîchères. La culture de la pomme de terre a connu un réel progrès au Foutah en général et en particulier dans la Région de Mamou. Une puissante organisation des producteurs spécialisés en Filières dénommée Fédération des Paysans du Foutah Djallon (FPFD) ayant son siège à Timbi – Madina (Pita), grâce à l’encadrement technique des services de l’Agriculture et ses partenaires a pu hisser la Région au rang de leader National en matière de production de la pomme de terre. La production se pratique dans toutes les 3 préfectures de la Région, notamment à Timbi-Madina (Pita), Soumbalako (Mamou) et Dalaba. La production qui était de 10 à 15 tonnes/ha varie aujourd’hui entre 15 à 25 tonnes à l’hectare.

7.2 Contraintes

La problématique du développement de la Région de Mamou, est de savoir dans quelles mesures on peut lever les contraintes et valoriser les potentialités au profit de la population. Exode rural Insuffisance d’investissement dans les secteurs du tourisme, de l’artisanat et des services Insuffisance de structures formalisées pour mobiliser les apports financiers émigrants Faible diversification de l’économie régionale.

7.3 Potentialités

La Région dispose de quelques atouts pour soutenir et encourager l’agriculture, notamment les barrages hydro-agricoles de Dounkimagna (Dalaba), de Bafing 1 et 2 dans Tolo (Mamou), de capacités respectivement de 710.000, 538.000 et 78.000 m3 d’eau A ceux-là il faut ajouter les aménagements des plaines de Kankalabé (Wansan et Mansaya), de Hollandé Thyalé (Pita) et de Soumbalako (Mamou). Et enfin l’existence des 2 unités industrielles bien que non fonctionnelles actuellement : la conserverie de Mamou et l’usine d’outillage agricole USOA. On note une certaine amélioration des infrastructures de base notamment l’éducation, la santé, les ouvrages de franchissements, l’eau potable, la téléphonie mobile, etc. Elles sont de plusieurs ordres : naturel, économique, démographique et socio culturel (voir tableaux synoptiques document plan quinquennal Mamou) Pour assurer son développement socio-économique, la Région de Mamou dispose de nombreux atouts et contraintes. Elle dispose d’importantes potentialités hydro-agricoles et énergétiques, Sa position géographique privilégiée, sa forte densité et les opportunités de diversifier les activités non agricoles notamment : Tourisme, l’hôtellerie, l’artisanat, la pêche, les PME, PMI et autres services constituent des atouts majeurs pour son développement. A cela, s’ajoute le dynamisme de sa population, l’existence et le fonctionnement des organisations paysannes comme par exemple, la Fédération des paysans du Fouta Djallon dont le siège est à Timbi-madina (Pita) qui a réussi à insuffler un dynamisme nouveau à la population, la productivité et la commercialisation des produits agricoles comme la pomme de terre, l’oignon et la tomate. La contribution de la Région Administrative de Mamou dans la production nationale de ces trois filières est respectivement de 98% , 60% et 50% pour la pomme de terre, l’oignon et la tomate. Pour la pomme de terre, la Région reste le leader national.

REGION ADMINISTRATIVE DE N'ZEREKORE

8.1 Etat des lieux

La région couvre une superficie de 37.658 km², soit 18% du territoire national avec une population estimée en 2014 à 1.663.582 habitants. Le taux d’accroissement démographique annuel moyen est estimé à 3,7%. Elle est située au Sud – Est du pays et comprend six (6) Préfectures : Beyla, Lola, Macenta, Guéckédou, N’Zérékoré et Yomou, subdivisée en 66 communes rurales et urbaines et totalisant 456 quartiers et districts. La Région est limitée au Nord par la Haute Guinée, au Sud par la République de Libéria, à l’Est par la République de Côte d’Ivoire et à l’Ouest par la République de Sierra Léone. La région Administrative de N’Zérékoré présente des spécificités très importantes. Elle est à la fois la plus éloignée de Conakry, la plus enclavée et la moins urbanisée. Elle présente des caractéristiques démographiques qui ont entraîné d’importants problèmes de population. Le chef lieu de la région est relié aux cinq préfectures relevant de sa juridiction et à trois pays limitrophes par des routes en grande partie non revêtues et dégradées à l’exception des axes, Lola centre-N’Zérékoré, Macenta-N’Zérékoré et une partie de Guéckédou. Le climat est celui de la dorsale guinéenne, généralement de type équato-guinéen. Il est une variante du climat subéquatorial guinéen et apporte l’harmattan qui se fait plus rigoureux à Beyla. Deux saisons se succèdent : une saison pluvieuse de Mars à Novembre et une saison sèche de Décembre à Février. En raison de ce climat, on distingue d’importantes zones de production agricole. Malgré son relief accidenté, les cours d’eau de la région obéissent au rythme saisonnier des pluies. Les principaux cours d’eau sont : la Makona et le Niandan qui prennent leur source dans le massif du Daro ; le Djon, le Cavally et le Diani qui prennent source dans le massif du Nimba. La pluviométrie annuelle moyenne est de 1600 à 2000 mm. La couverture végétale se caractérise par la forêt dense au Sud et une végétation de type savane au Nord. La Région de N’Zérékoré qui à un relief très accidenté, est dominée par deux grands massifs montagneux : le massif de Daro à Guéckédou dont le point culminant est le Mont Konossou (1345 m) et le massif du Nimba (1752 m) dans la Préfecture de Lola avec un prolongement de la chaîne de Simandou dans Beyla (1656 m). La flore est variée et constituée de savanes arborées et des îlots de forêts au Nord dans les Préfectures de Beyla et Guéckédou et de forêts denses au Sud à Macenta, (Forêt classée de Ziama), à N’Zérékoré, Yomou (forêt classée de Diécké) et à Lola (forêt classée de Déré). La faune est très riche et comprend des biches, des antilopes, de petits gibiers, et des animaux aquatiques (hippopotame, caïman, crocodile dans les grands cours d’eau).

8.2 Contraintes

Le relief accidenté de la région est constitué de plusieurs bas-fonds et cours d’eau qui rendent la circulation difficile, particulièrement pendant la saison pluvieuse. Cette situation accentue l’enclavement de plusieurs villages de la région, et l’accès aux zones de grandes potentialités agricoles. La population s’alimente en grande partie des produits halieutiques venant de la Basse Guinée à cause de l’insuffisance de poissons dans les cours d’eau de la région. Enfin, la faiblesse des ressources humaines compétentes, constitue une autre contrainte à laquelle bute le développement local, notamment dans la mise en œuvre de la planification contractuelle et décentralisée. Celle-ci se manifeste au double plan quantitatif et qualitatif au niveau des collectivités décentralisées et des structures déconcentrées de l’administration régionale et préfectorale.

8.3 Potentialité

Les différents massifs montagneux renferment d’importants gisements de Fer, de granite, de calcaire, de graphite. On y trouve de l’or, du diamant et de l’uranium. Dans toutes les Préfectures de la Région s’étendent de grandes superficies de bas-fonds inventoriés qui sont estimées à 395.744 ha et des plaines et coteaux évalués à 1.600.000 ha. Il faut noter également, l’existence de 8 bassins fluviaux totalisant 20.023 km² avec 37 barrages à usages multiples identifiés et 256.000 ha de forêts classées. Pour une relance rapide du développement, les atouts de la région sont principalement : (1) l’existence de potentialités hydro-agricoles et d’un important cheptel de bovins, d’ovins et caprins ; (2) l’éveil de la population pour son développement local ; (3) la présence des projets, ONG et programmes sur le terrain ; (4) une expertise locale en progression ; (5) une volonté politique et un leadership régional manifeste et (6) une émergence d’activités dans le secteur privé.

Introduction

La Guinée bénéficie de plusieurs avantages qui la prédispose à un développement économique radieux :
le seul pays côtier d’Afrique de l’Ouest à disposer de six frontières terrestres avec ses voisins faisant de lui un carrefour naturel des échanges et une tête de pont pour l’intégration sous régionale notamment pour la CEDEAO et son marché unique constitué à plus de 360 millions de consommateurs ; une population jeune et dynamique de 10,5 millions d’habitants, un territoire de 245 857 Km2 avec quatre régions distinctes présentant des conditions climatiques différentes, 6,2 millions d’hectares de terres arables, un potentiel minier important et diverse et un potentiel hydraulique de près de 1 200 cours d’eau y compris la source des principaux grands fleuves de l’Afrique de l’Ouest (Niger, Sénégal, Gambie, etc.).

L’économie Guinéenne repose principalement sur l’agriculture, le commerce, la pêche et l’élevage. La production d’électricité reste l’un des secteurs prioritaires du Gouvernement. Toutefois, l’activité minière a été le principal pilier économique du pays récemment.

Malgré ce vaste potentiel, la Guinée a connu une situation économique difficile ces deux dernières années marquées par une crise sanitaire sans précédent avec l’apparition du virus Ebola et la baisse drastique des cours des matières premières minières. Cependant, avec la réélection du Président de la République en octobre 2015, la fin de l’épidémie en décembre 2015, et la mise en place en janvier 2016 d’une équipe gouvernementale, composée de jeunes et de femmes, orientée vers le secteur privé. La Guinée s’inscrit dans une dynamique de constitution des bases de la relance de son économie. Les autorités guinéennes s’appuient sur les vastes réformes économiques et institutionnelles engagées depuis 2010 pour accélérer le développement économique du pays ; les perspectives de croissance sont de 4,9% pour 2016 et une croissance escomptée pour les prochaines années à deux chiffres. Cette perspective intègre l’instauration d’un environnement favorable au développement du secteur privé avec une attention particulière à l’impact sur le niveau de vie de la population.

A cet effet, quatre (4) axes stratégiques retenus rassemblent les objectifs de développement du gouvernement, à savoir :

  • La gouvernance, le renforcement des capacités institutionnelles et humaines ;
  • L’accélération, de la diversification et la durabilité de la croissance ;
  • Le développement des infrastructures de soutien à la croissance ;
  • Le renforcement des services sociaux de base.

Situation socio-économique récente

L’économie guinéenne a connu un élan de croissance sur la période 2011-2013 à la suite d’importantes réformes entreprises dans le cadre de la stabilité macro-économique ayant permis l’atteinte du point d’achèvement PPTE, avec à la clé l’annulation des 2/3 du stock de la dette extérieure du pays. Cette dynamique a été freinée sur la période 2014-2015 par l’apparition de la maladie à virus Ébola ainsi que la baisse des cours des produits d’exportation sur le marché mondial. Cette épidémie a durement éprouvé le système sanitaire et vulnérabilisé l’économie. Le taux de croissance réel du PIB a subit une tendance à la baisse de 1,1% en 2014 à un niveau quasi-nul contre un objectif initial de 4,8% en 2015.

Dans ce contexte, les acquis en matière de stabilisation du cadre macro-économique ont été fortement fragilisés. Ainsi, le déficit budgétaire est passé de 7% en 2013 à une estimation de 12,8% en 2015. De même, les avoirs extérieurs en devises ont diminué de moitié pour se situer à l’équivalent de 2 mois d’importations.

Malgré ces difficultés récentes, la Guinée va tirer les dividendes des réformes profondes engagées depuis 2010. Les autorités du pays sont engagées à accélérer les réformes qui devraient mener, dans les prochaines années, à une croissance à deux chiffres.

Les réformes initiées

Assainissement des finances publiques et la bonne gouvernance économique

Sur le plan institutionnel, de nouvelles lois relatives à la gestion des finances publiques et à la tenue de la comptabilité publique ont été adoptées. Un nouveau code des marchés publics a été approuvé et est entré en vigueur, suivi de l’institution d’une autorité de régulation des marchés publics et de la cours des comptes. Les Codes des investissements, des douanes, des impôts, et du travail ont été révisés. Une nouvelle législation pour la promotion des Partenariats Publics et Privés est en cours d’élaboration avec l’appui de la Société Financière Internationale (SFI) du Groupe de la Banque mondiale et de la Banque Africaine de Développement. Une agence nationale de lutte contre le blanchissement d’argent a été instituée et dotée d’instruments juridiques appropriés. De même, dans le cadre de l’application du Tarif Extérieur Commun de la CEDEAO, le processus d’harmonisation du système douanier a été engagé afin de consolider le marché unique de l’Afrique de l’Ouest, constitué à plus de 360 millions de consommateurs.

Sur le plan opérationnel, l’unicité de caisse a été restaurée afin d’assurer une meilleure gestion des deniers publics. Une stratégie d’endettement à moyen terme a été initiée avec l’assistance technique du FMI, la Banque mondiale et l’Union Européenne. Les capacités d’analyse de la viabilité de la dette ont été renforcées et la Déclaration de Politique Nationale d’Endettement a été rédigée. Afin de rationaliser la dépense publique, le fichier de la fonction publique a été assaini. Par ailleurs, la Guinée a adhéré et s’est conformée aux normes ITIE de transparence des ressources minières.

Environnement des affaires

La réorganisation profonde de l’agence de promotion des investissements privés, en charge du Guichet Unique de l’Investisseur, a permis de doter celle-ci de compétences élargies pour soutenir le climat des affaires et améliorer l’accueil des investissements nationaux et étrangers. Le cadre législatif a été profondément renouvelé à travers l’adoption de nouveaux Codes, dont celui des investissements, du travail et des mines. Le nouveau Code des investissements simplifie les procédures pour les investisseurs éligibles aux avantages douaniers et fiscaux prévus. Ces textes sont tous modernes, attractifs, souples et issus de processus parfaitement inclusifs.

Le Comité de Pilotage pour l’amélioration du Climat des Affaires a été institué pour identifier les obstacles à la liberté d’entreprendre et proposer des solutions. Ce comité est constitué d’acteurs du secteur privé et des cadres de l’administration. La Lettre de Politique Nationale de contenu local des projets d’envergure a été publiée pour permettre au secteur privé de bénéficier des opportunités d’affaires et de contribuer à l’amélioration générale du niveau de vie et des pouvoirs d’achat des guinéens

L’accès au crédit et aux financements bancaires a été facilité, notamment à travers l’adoption en 2014 et de loi sur le crédit-bail ainsi que la formalisation de mécanismes de garanties pour certains emprunts. En matière de micro crédit, l’initiative de mutuelles financières des femmes africaines a été lancée pour favoriser l’inclusion financière des femmes et des jeunes. A travers ce programme plus de 10 000 femmes et jeunes ont bénéficié d’environ 16 milliards de Francs Guinéens de crédit.

De nombreuses réformes juridiques et judiciaires ont été mises en oeuvre pour renforcer le règne de la loi et l’indépendance du système judiciaire. L’adoption de l’Acte uniforme de l’OHADA, qui régit la règlementation des affaires dans 17 pays d’Afrique, est un facteur sécurisant pour les investissements. Le Conseil Supérieur de la Magistrature a été instauré pour garantir un meilleur fonctionnement de l’appareil judiciaire. Le Statut de la magistrature qui, d’une part, revalorise le traitement des magistrats, et d’autre part, fixe les droits et obligations des magistrats, est entré en vigueur. Par ailleurs, plusieurs dispositions offrent des garanties aux acteurs économiques en matière de règlement de différends liés à la pratique des affaires. Une chambre commerciale a été instituée au sein des tribunaux de première instance, des magistrats spécialisés statuent en matière de contentieux commerciaux et en matière de marchés publics une instance mixte de régulation, appelée Agence de Régulation des Marchés Publics a été instituée. La BCRG a amélioré la flexibilité du taux de change à travers une réforme du mécanisme de détermination du taux de change qui a permis d’éliminer presque entièrement la prime de change du marché parallèle.

Les Principaux acquis associés aux réformes

Les mesures énergiques adoptées ont contribué à rétablir les équilibres macro-économiques et favoriser l’instauration d’une trajectoire soutenable de croissance. Les principaux indicateurs économiques se sont subséquemment améliorés. Le déficit budgétaire s’est rétabli à 3,9% du PIB en 2014 contre 13% en 2010, le taux d’inflation en glissement annuel est de de 7,3 % en décembre 2015 contre 21% en 2010, tandis que les réserves de change se sont reconstituées et couvrent près de 3 mois d’importation contre 0,7 mois en 2010.

Ce travail inclusif a ainsi permis à la Guinée de progresser régulièrement dans le classement Doing business de la Banque mondiale. Ainsi en seulement trois (3) ans, le pays a enregistré une progression de plus de quinze (15) points. Cette tendance favorable est confirmée par le dernier classement dans lequel le pays a encore progressé de 6 points.

En outre, d’autres résultats significatifs qui illustrent la bonne dynamique de l’économie nationale ont été observés, à savoir :

  • La baisse du taux d’endettement du trésor vis –à –vis de la Banque centrale de 101.8% en 2010 à 7.1% en 2014 ;
  • La baisse du taux d’endettement extérieur de 67.8% à 22.84%, du PIB entre 2010 et 2014 ;
  • La baisse du service de la dette de 68% à 20% du budget entre 2010 et 2013 ;
  • La stabilisation des prix des denrées de première nécessité à travers de nombreuses mesures efficientes ;
  • L’amélioration des services bancaires (99 agences contre 60 en 2010) et de la bancarisation des citoyens (plus de 100.000 nouveaux clients entre 2010 et 2014) ;
  • L’accroissement du crédit à l’économie. Les banques ont alloué plus de 4 mille milliards de crédits supplémentaires à des acteurs économiques entre 2010 et 2014 ;
  • La signature de plusieurs projets miniers pour une valeur de près de 26 milliards de dollars US ;
  • La réadmission du pays à la norme mondiale de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives ITIE ;
  • La révision concertée et coordonnée des conventions minières afin notamment de permettre la conformité avec les nouvelles orientations dont celles issues du nouveau cadre juridique en la matière ;
  • L’optimisation de la gestion du cadastre minier ;
  • Le renforcement des capacités institutionnelles de l’administration minière ;
  • La réadmission de la Guinée au bénéfice de la loi américaine sur la croissance et les opportunités d’affaires en Afrique plus connue sous son acronyme anglais African Growth and Opportunity Act (AGOA) ;

Perspectives

Le Gouvernement de la République de Guinée est déterminé à poursuivre ses efforts de réformes afin de consolider durablement le cadre macroéconomique, de libérer le potentiel de développement du pays et d’accroitre les investissements. Il compte approfondir ses efforts de réformes des finances publiques, de transparence et d’efficacité des marchés publics. Le Gouvernement est également engagé à améliorer la transparence dans le secteur minier.

Le Gouvernement prépare un nouveau Plan ambitieux de développement pour la période 2016 - 2020 qui met l’accent sur le rôle moteur du secteur privé et la transformation économique. A cet effet, une série audacieuse de réformes, visant plusieurs secteurs (gouvernance, libertés économiques et investissement social) est initiée en 2016 et s'étalera sur l’année 2017.

La modernisation de l’agriculture, l’accroissement de la production d’électricité, l’amélioration des infrastructures, et l’augmentation de la participation à la chaine des valeurs industrielles, y compris minières en seront les principaux objectifs. Les conditions favorables d’émergence d’un tissu économique diversifié et robuste, ainsi ambitionnées seront réalisées à travers un cadre institutionnel et une administration publique encore plus business friendly.

Le Gouvernement s’engage à redoubler d’efforts pour amplifier les effets des différentes politiques économiques sectorielles, il entend ainsi mettre un accent particulier sur :

  • La poursuite des réformes pour l’amélioration de l’environnement des affaires et de la compétitivité ;
  • Le développement d’un système financier local dynamique, plus accessible et adapté aux besoins du marché notamment à ceux des PME et PMI ;
  • La promotion des investissements privés directs étrangers et des Partenariats Public Privé (PPP) ;
  • La promotion du dialogue entre le secteur public et le secteur privé ;
  • La promotion du secteur privé national dans l’exécution des marchés publics ;
  • Le renforcement de la discipline budgétaire dans la commande publique et le respect des engagements financiers de l’Etat vis-à-vis du secteur privé.

Une Charte nationale des PME sera introduite, ainsi que l’élaboration d’une politique nationale de qualité et une stratégie nationale de la propriété intellectuelle. Par ailleurs, l’aménagement des zones industrielles dans le cadre du PPP ainsi que le lancement du programme national de plateformes multifonctionnelles (PNPM) consolideront une dynamique stimulante pour le secteur privé.

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